Dimanche 25 mars 2012 7 25 /03 /Mars /2012 18:28

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Il y a quelques années un certain Zack Snyder, cinéaste en puissance, remettait au goût du jour le péplum mythologique avec un certain brio et une vision totalement neuve et entraînante (300). Tarsem Singh s'est inspiré fortement de 300 pour son nouveau film, Les Immortels, soit l'histoire de Thésée (le sexy Henry Cavill), jeune pêcheur qui décide de se battre contre Hypérion, le grand vilain de l'histoire (Mickey Rourke qu'on ne présente plus). Un an après le blockbuster Le Choc des Titans (qui n'a pas convaincu la presse et les professionnels, mais a réalisé un joli coup d'élcat au box office américain - qui a dit que les américains avaient bon goût?), le réalisateur indien se lance dans l'aventure mais peine à séduire malgré un péplum de meilleure qualité (mauvaise presse, box office moyen). Pourtant à comparer les deux films sortis à quelques mois d'intervalle, Les Immortels est en terme de mise en scène beaucoup plus recherché, innovant : plans travaillés, couleur cuivrée dominante, ralentis (à la manière de 300), style et violence graphique (avec notamment beaucoup de figures géométriques dans les décors et les objets)...Bref, Les Immortels tient plus du film hybride que du gros blockbuster, cela étant dû à la personnalité artistique de son réalisateur venu d'un cinéma plus expérimental. Malheureusement, il manque un supplément d'âme à ce péplum qui aurait pu être une grande tragédie épique, mais qui se contentera d'être un film sympathique (vu en 2D, je ne pense pas que la 3D amène grand chose) dans lequel les personnages peinent à séduire le spectateur : faiblesse du scénario, manque d'humanité, trop de manichéeisme et pourtant, le film est moins conformiste que le film de Louis Leterrier. Quand aux acteurs je les ai trouvé plutôt crédibles, contrairement à ce qui a été dit (à voir en version originale bien sûr). De John Hurt à Luke Evans en passant par la belle Freida Pinto, le réalisateur a su néanmoins rassembler des acteurs venus de divers horizons. N'est pas Snyder qui veut ! 

En bref: Loin du navet annoncé, Les Immortels a une vision plus graphique, plastique et moins conformiste de la mythologie que Le Choc des Titans. S'il est parfois un peu vain et le scénario un peu faible, Tarsem Singh surprend (c'est peut-être aussi cela qui a déplu).

 


DVD reçu grâce à l'opération DVDtrafic par le site Cinetrafic. Découvrez aussi plein d’autres films sur Cinetrafic dans la catégorie Film d'action et la catégorie Film fantasy. 

Les Immortels de Tarsem Singh

En DVD et Blu-ray le 23 mars

Distribué par la Metropolitan Filmexport

 

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Par Keira3
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Jeudi 9 février 2012 4 09 /02 /Fév /2012 15:44

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A Hollywood, il est de coutume d'acheter les droits de quasiment tous les romans au cas où celui-ci serait un succès en librairie. Lorsque le livre de Kathryn Stockett est sorti, personne n'aurait pu prévoir qu'il deviendrait un best-seller (aux Etats-Unis comme en France). L'histoire de La Couleur des Sentiments (The Help) commence à Jackson, Mississippi, dans les années 60. La jeune Eugenia Phelan, Skeeter pour les intimes, rêve de devenir écrivain mais se contente pour le moment d'écrire des petits articles sans grand intérêt. Lorsqu'elle prend conscience de la difficile situation des noirs, du racisme et de l'injustice, elle se lance dans un projet d'envergure face à la bêtise et aux conventions de son monde: écrire un livre du point de vue des femmes noires domestiques en les interrogeant, les faisant se livrer et raconter leurs vies. Portée par une brochette d'actrices brillantes, l'adaptation par Tate Taylor se révèle séduisante, même pour ceux qui, comme moi, ont dévoré et adoré le livre. Le scénario, rythmé, n'a pas de temps mort, et alterne humour et drame avec finesse et bons sentiments, sans être naïf. Il y a bien quelques petits moments larmoyants qui vous feront un peu couler l'oeil mais les personnages et leurs actrices sont formidables pour maintenir un juste équilibre : Emma Stone, jeune actrice charismatique et drôle, Jessica Chastain, excellente en sosie fragile de Marilyn Monroe, Viola Davis épatante de justesse, Bryce Dallas Howard qu'on adore détester, la toujours très bien Allison Janney, la révélation Octavia Spencer et la grande Sissy Spacek. Une histoire forte qui peut paraître un peu rose-bonbon au début mais révèle par la suite la richesse de ses personnages.

Un film dans la lignée des"feel-good movies", joli, intelligent, drôle et poignant, qui met en scène une pléiade d'actrices excellentes. 

 

Concernant les bonus c'est du très très light : seulement 2 scènes coupées et le clip de Mary J.Blidge.

Découvrez plein d'autres films sur Cinetrafic dans des catégories aussi variées que Film 2011 ou celle consacrée par exemple, au Film de guerre.

La Couleur des Sentiments de Tate Taylor

DVD sorti le 29 février 2012

 © 2012 DREAMWORKS II DISTRIBUTION CO., LLC.

 

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Par Keira3 - Publié dans : Les très bons films (**/***)
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Lundi 30 janvier 2012 1 30 /01 /Jan /2012 22:10
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Il y a dans Un Jour ce qu'il n'y a pas dans beaucoup des comédies romantiques hollywoodiennes: de la classe, du charme surtout. A l'heure actuelle, ce qu'on appelle comédie romantique ne fait plus vibrer que les moins de 15 ans, étant - pour la plupart, cela s'entend - soit vulgaire voire sexiste, soit d'une niaiserie écoeurante. Ce qui séduit donc dans Un Jour, adaptation d'un roman de David Nicholls, c'est qu'il n'y a rien de tout ça. Il y a l'histoire d'Emma et Dexter qui se rencontrent à la remise des diplômes et passent la nuit ensemble, avant de se promettrent de rester amis. Une amitié puissante qui cédera le pas à un amour qui l'est tout autant, malgré leurs différences et leurs séparations. Ils s'adorent, se perdent, se retrouvent, se déchirent, se rabibochent et puis s'aiment. Il y a de l'humour, de l'amour bien sûr, du rire et des larmes, un drame. Une belle comédie romantique qui sait comment utiliser les codes du genre avec retenue, charme, élégance. Sans effets de trop, sans scènes pathétiques ou pathos. Cela est rendu possible grâce à une structure rythmée (tous les 15 juillet de 1989 à 2011) et surtout la présence de Lone Scherfig (l'excellent Une éducation avec la non-moins excellente Carey Mulligan) en tant que réalisatrice. Celle-ci a su tirer le meilleur du roman de Nicholls (parfois un peu trop long), et en restituer l'essence même: une histoire d'amour qui n'aura pu être vécu pleinement à cause du temps, du temps qui passe trop vite. Porté par le charme pétillant de son actrice principale Anne Hathaway et Jim Sturgess en play-boy agaçant mais fragile, Un Jour devrait séduire sans mal les spectateurs.
Les Bonus :

Du livre à l'écran : une courte interview de David Nicholls, l'auteur du livre et scénariste du film, qui explique son point de vue sur le film. Intéressant pour ceux qui ont lu le livre, comme pour ceux qui ne l'ont pas lu.
Scènes coupées : quelques scènes coupées pas primordiales mais certaines importantes pour mieux creuser le personnage de Dexter, jeune homme de bonne famille vaniteux, ambitieux, dragueur, fêtard qui cache un côté fragile qui le rend humain.
Em & Dex au fil des années : acteurs, producteur, réalisatrice et scénariste s'expriment sur le couple Em/Dex et leur évolution à travers le film. Pas vraiment nécessaire. 
Les lieux du tournage : la réalisatrice Lone Scherfig s'exprime sur les différents lieux de tournage (Edimbourg, Londres, Paris...), important pour le rythme du film et montrer l'évolution dans le temps et la vie des protagonistes.
Une histoire d'amour sur 20 ans: ce documentaire revient sur la particularité première du film, à savoir une histoire d'amour se déroulant sur 20 ans de la vie des personnages et ne montrant que les 15 juillet. Travail sur les costumes, le maquillage (le vieillissement des acteurs est très bien rendu je trouve, pas ultra-voyant mais sobre, donc crédible), les coupes de cheveux...L'ensemble du film a d'ailleurs été crée comme une quinzaine de petits films.
Pour finir, on retrouve les traditionnels commentaires audio de la réalisatrice. Dans l'ensemble des bonus assez courts, creux, plutôt promotionnels et qui manquent d'épaisseur. 
Un Jour de Lone Scherfig
Sortie DVD le 1er février 2012
Distribué par M6-SND
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et la catégorie Film d'amour
unjour 2
Merci à Cinetrafic et son opération Dvdtrafic pour ce DVD !
Par Keira3 - Publié dans : Les très bons films (**/***)
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Mardi 27 décembre 2011 2 27 /12 /Déc /2011 13:35

 

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Prévu pour une sortie en DVD début janvier, The Special Relationship de Richard Loncraine retrace une partie de la vie politique de Tony Blair à travers ses relations avec Bill Clinton (Dennis Quaid, assez agaçant mais clintonnien en diable) de 1996 à 2001. Pour ce faire, Michael Sheen reprend le rôle de Blair qu'il avait déjà incarné dans le film de Stephen Frears, The Queen. Le réalisateur manque malheureusement de rythme. Trop bref, trop mou, pas assez profond, on ne fait que survoler cette période agitée de l'histoire politique (l'affaire Monica Lewinsky, la paix avec l'Irlande du Nord, la guerre du Kosovo...). Cela a au moins le mérite de le rendre accessible au grand public. Quand au personnage de Tony Blair, il est incarné par le charismatique Michael Sheen, qui a déjà interprété Frost (Frost/Nixon) et Brian Clough (The Damned United). Un Tony Blair a ses débuts presque naïf, loyal, amical, admiratif du président américain qui va comprendre qu'en politique, pour arriver à ses fins, il faut savoir ruser. Cela reste néanmoins gentil. Sans être ennuyeux, un film politique sans grand intérêt porté par des acteurs brillants dans une mise en scène assez mollassonne.

 

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Fiche du film sur Cinetrafic

The Special Relationship de Richard Loncraine

Sortie DVD le 17 janvier

Distribué par la Metropolitan Filmexport

 

http://megafr.com/wp-content/uploads/2010/12/The-Special-Relationship.jpg

 

 

Par Keira3 - Publié dans : Les bons films (**)
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Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 16:20

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Il y a dans Shame ce qu'il n'y a pas ailleurs. De la laideur, de la beauté, de la poésie, de la tristesse, de la rage, des corps, un corps, celui de Michael Fassbender, inassouvi, insatisfait, qui répulse et attire à la fois. Ce corps, c'est celui de Brandon, cadre trentenaire new-yorkais qui tente comme il peut de cacher son obsession dévorante pour le sexe. Déjà, en 2008, Steve McQueen filmait le corps amaigri et torturé de Fassbender en Bobby Sands se sacrifiant pour ses idéaux. Aujourd'hui, la chair est toujours aussi triste, le corps nu, impudique, obsédé, addict. 

Shame dérange parce qu'il montre un homme incapable d'aimer (et même de s'aimer lui-même). Parce qu'il ne sait pas aimer, ni ne le peut (son corps rejette toute forme d'amour), Brandon est seul. C'est là le thème central du film de Steve McQueen : la solitude de l'être humain. Solitude dû à cette addiction qui l'empêche d'aimer et qui le dégoûte de lui-même ("Shame" se traduit par "honte"): il se rejette de la société et se replit sur lui-même. C'est aussi évidemment une critique (ou plutôt un constat, puisque McQueen ne juge jamais son personnage) de la consommation du sexe, de "l'amour" devenu un produit qu'on peut acheter, qui n'a - à priori - pas de valeur pour certains. De là, Steve McQueen montre la distorsion des liens entre êtres humains : comment, dans une société comme la notre, composée de réseaux sociaux et où la communication est maître, un homme peut perdre toute notion de liens familiaux, amicaux, amoureux.

Lorsque sa jeune soeur Sissy débarque dans son appartement et s'impose, Brandon se perd peu à peu. Parce qu'il a peur du regard de sa soeur si elle apprend ce qu'"il est", parce qu'elle lui crie si fort son amour qu'il ne fait que repousser. C'est en filmant la relation entre Brandon et Sissy que Shame trouve ses plus belles scènes. Tels des aimants ils se haïssent, se repoussent (ils sont diamétralement opposés, l'une aimant à en crever, l'autre ne sachant pas comment aimer) et s'attirent, tous deux paumés, fragiles. Lorsque Sissy (Carey Mulligan, fantastique) chante une reprise de New-York New-York face à son frère, Shame est alors à son sommet, et son cinéaste atteint une puissance rare.

Troublant, dérangeant, mais jamais malsain (c'était là le piège d'un tel sujet, ne pas basculer dans l'indécence et la vulgarité), Shame s'impose comme une évidence. Descente en enfer ultra-stylisé, c'est incontestablement le plus objet cinématographique de l'année. Moins expérimental que Hunger, mais tout aussi puissant.

 

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Par Keira3 - Publié dans : Les chefs d'oeuvres (****)
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