Mardi 27 décembre 2011 2 27 /12 /Déc /2011 13:35

 

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Prévu pour une sortie en DVD début janvier, The Special Relationship de Richard Loncraine retrace une partie de la vie politique de Tony Blair à travers ses relations avec Bill Clinton (Dennis Quaid, assez agaçant mais clintonnien en diable) de 1996 à 2001. Pour ce faire, Michael Sheen reprend le rôle de Blair qu'il avait déjà incarné dans le film de Stephen Frears, The Queen. Le réalisateur manque malheureusement de rythme. Trop bref, trop mou, pas assez profond, on ne fait que survoler cette période agitée de l'histoire politique (l'affaire Monica Lewinsky, la paix avec l'Irlande du Nord, la guerre du Kosovo...). Cela a au moins le mérite de le rendre accessible au grand public. Quand au personnage de Tony Blair, il est incarné par le charismatique Michael Sheen, qui a déjà interprété Frost (Frost/Nixon) et Brian Clough (The Damned United). Un Tony Blair a ses débuts presque naïf, loyal, amical, admiratif du président américain qui va comprendre qu'en politique, pour arriver à ses fins, il faut savoir ruser. Cela reste néanmoins gentil. Sans être ennuyeux, un film politique sans grand intérêt porté par des acteurs brillants dans une mise en scène assez mollassonne.

 

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Fiche du film sur Cinetrafic

The Special Relationship de Richard Loncraine

Sortie DVD le 17 janvier

Distribué par la Metropolitan Filmexport

 

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Par Keira3 - Publié dans : Les bons films (**)
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Jeudi 1 décembre 2011 4 01 /12 /Déc /2011 14:14

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Les films historiques ne séduiraient plus vraiment le public, selon les distributeurs français. Ainsi le dernier Robert Redford, attendu notamment pour son beau casting (Robin Wright, James McAvoy, Kevin Kline, Evan Rachel Wood, Tom Wilkinson...), n'a pas eu droit à une sortie en salles mais à une sortie direct-to-dvd. Il y a quelques années, seuls les films médiocres et sans têtes d'affiche étaient destinés au marché des direct-to-dvd. Aujourd'hui, en raison d'un marché saturé et des trop nombreux films en salles, les distributeurs préfèrent parfois miser sur une sortie directement en dvd, évitant la rude compétition des sorties en salles, même pour des films avec des "stars" (les exemples de Super, film de super-héros à la Kick-Ass avec Ellen Page et le très attendu Hesher qui confrontera Natalie Portman et Joseph Gordon-Levitt). 

La Conspiration, film en costumes se déroulant en 1865 (après la fin de la Guerre de Sécession), est la neuvième réalisation de Robert Redford. Si le film commence sur l'assassinat de Abraham Lincoln, le réalisateur se concentrera par la suite à retracer le procès de Mary Suratt (seule femme à être condamné pour le meurtre de Lincoln et première femme a avoir été pendue), condamnée pour avoir hébergé, aidé et fournit en armes l'assassin du président, John Wilkes Booth. Mary Suratt tenait une pension où ont été vu plusieurs fois les assassins, qui connaissaient bien son fils, John Suratt. Pour la défendre, un jeune avocat, Frederick Aiken, ancien soldat, est mis sur l'affaire. Peu convaincu par l'innocence de sa cliente, il refuse au départ de la défendre avant de s'indigner face à ce procès réalisé "à la va vite". Il découvre que le fils de Mary Suratt pourrait être plus impliqué qu'on ne le croit. Mais attention, il ne s'agit pas de faire l'apologie de cette femme, rien ne prouve qu'elle n'était pas coupable, même si plusieurs pistes semblent indiquer qu'elle ne faisait pas entièrement partie de la "conspiration". Robert Redford souhaite ici mettre en lumière les failles d'un système judiciaire où corruption était le maître mot, loin devant la notion de justice, et que Mary Suratt a été mal jugé, les témoins étant corrompu par le gouvernement et les preuves étant monté de toute pièce. Si la mise en scène est assez molle (malgré une jolie photographie rappelant les anciennes photographies), le film garde un rythme constant au fil des rebondissements du procès et de l'évolution du personnage de Aiken. Dommage que les personnages ne soient pas plus fouillés. Il manque un petit quelque chose à ce film pour nous emporter totalement. Néanmoins, la reconstitution des décors et vêtements prouvent que l'équipe du film a fourni un gros travail de recherche.

La Conspiration manque de souffle et de passion pour rejoindre les rangs des grands films d'époque. Il est néanmoins très agréable à regarder grâce à l'excellente prestation des acteurs et met en scène une affaire peu connue de l'histoire des Etats-Unis. 

En bonus: Un intéressant making of du film dans lequel s'exprime le réalisateur et quelque uns des acteurs du film. Ils y retracent la genèse du film, les choix esthétiques et parlent de la figure de Mary Stuart. Pour ceux qui voudront en savoir plus, un bon documentaire constitué d'archives et d'interviews revient sur cette histoire de conspiration et sur l'assassinat du président Lincoln.

 

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CTV International

Date de sortie le 24 novembre 2011

Page Facebook du film

Bande-annonce

 

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Par Keira3 - Publié dans : Les très bons films (**/***)
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Mercredi 2 novembre 2011 3 02 /11 /Nov /2011 21:42

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Le cinéma argentin n'a jamais été en aussi bonne santé que depuis quelque temps...Leonera, Carancho, Dans ses yeux, Las Acacias (Caméra d'Or au Festival de Cannes 2011), et maintenant L'oeil invisible (La mirada invisible). Le film  de Diego Lerman avait eu les honneurs d'une présentation au Festival de Cannes en 2010 dans la catégorie La Quinzaine des réalisateurs avant une sortie en salles, plutôt discrète, dès le mois de mai.

Que dire de cet Oeil invisible? Imaginez un huit-clos oppressant prenant place dans un lycée en 1982. La dictature règne, mais plus pour longtemps, puisque un vent de révolte souffle sur Buenos Aires. Maria Teresa, jeune surveillante d'une vingtaine d'années, coincée et rigide, devient "l'oeil invisible" du directeur, celle qui voit tout sans être vu. Jusqu'à ce qu'elle croise le regard d'un élève, troublée. Le réalisateur oppose la froideur, l'ordre et le silence du lycée (= dictature militaire) à la révolte qui gronde dans les rues, mais qui ne traverse pas les murs de ce lieu. Le personnage de Maria, brillamment interprétée par Julieta Zylberberg, est le fil conducteur du récit. Celle qui va bouleverser les règles, puisque petit à petit, elle va s'ouvrir à des sentiments humains, et au désir (qu'elle ressent pour un élève, mais aussi qu'elle provoque chez le directeur). La mise en scène est travaillée, la photographie dans les teintes grises et bleues donne le ton de cet univers clos. Dommage que cela manque parfois de rythme et que cette lenteur peine à nous tenir en haleine jusqu'au bout. La scène finale néanmoins, très forte, marque le renversement de situation. L'ordre n'est plus, la révolte explose. En agissant telle qu'elle le fait face à son agresseur, Maria Teresa représente toute une population lasse de vivre assujettie, qui se rebelle face à cette dictature abusive et violente.

Une intéressante mise en scène de la dictature argentine à travers un portrait de femme, surveillante dans un lycée.

 

DVD reçu dans le cadre de l'opération Dvdtrafic, merci à Cinetrafic!

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L'Oeil invisible de Diego Lerman

Sortie DVD le 19 octobre

Pyramide Video

 

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Par Keira3
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Mercredi 19 octobre 2011 3 19 /10 /Oct /2011 15:37

 

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C'est l'histoire d'un petit garçon, devenu homme, qui veux seulement que ses parents l'aiment. C'est une quête, la recherche d'un amour qui devrait, à priori, venir de soi (l'amour de parents pour leur enfant) mais qui pourtant, semble étranger pour les parents de Peter. Celui-ci est prêt à tout, va même jusqu'à leur construire une maison. Et puisque ses parents ne semblent pas l'aimer, alors il "achètera" cet amour, à sa manière. Lorsqu'il tombe amoureux et épouse Erika, il décide de quitter la ville et de s'installer à Berlin pour faire fortune et occuper un bon poste, pour que ses parents soient fiers de lui. Et comme auparavant, il s'acharnera à acheter l'amour de sa femme (bijoux, vêtements, cadeaux coûteux...), se noyant encore plus sous les dettes, sans comprendre que cet amour là est réel, donné sans rien n'attendre en retour qu'un peu d'amour de sa part. Cet amour qui lui a été refusé dans son enfance devient pour lui un produit, avec une valeur marchande. Et le prix sera élevé puisque Peter sombrera tranquillement mais sûrement dans la folie.

Cette fièvre dépensière est filmée d'une main de maître par Rainer Werner Fassbinder, grand cinéaste du cinéma allemand. Je veux seulement que vous m'aimiez sera à l'origine tourné pour la télévision allemande en 1976, avant de tomber aux oubliettes. Il faudra attendre 30 ans après la mort du réalisateur pour découvrir ce film inédit sur grand écran. C'est bien plus qu'une critique de la société (argent vs sentiment) qui est montré, mais surtout, les origines de la folie. Comment un être humain poussé par l'indifférence des autres, le manque de moyens, la honte, est prêt au pire. Entrecoupé de flash-backs et d'entretiens avec une psychologue, le film maintient un rythme sans faille jusqu'au crescendo final. La crise de folie du personnage principal n'est finalement que le reflet d'une société de sur-consommation (argent, immobilier, mais aussi sexe) qui détruit sans remords les sentiments. Je veux seulement que vous m'aimiez trouve également une certaine résonnance avec les évènements actuels (la crise et le sur-endettement des middle-class), preuve de la modernité du regard de Fassbinder. A découvrir par tous, qu'ils soient adeptes de Fassbinder ou non.  

 

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Merci à Cinetrafic pour le DVD !    

"Je veux seulement que vous m'aimiez", un film de Rainer Werner Fassbinder,

Actuellement en DVD, Blu-Ray et VOD

Edité par Carlotta

 

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Par Keira3 - Publié dans : Les excellents films (***/****)
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Samedi 10 septembre 2011 6 10 /09 /Sep /2011 17:38

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Il y a parfois de très bonnes surprises. Des films qu'on pense connaître par avance et qui pourtant, surprennent. Comme La guerre est déclarée. L'histoire d'un homme et d'une femme (qui se nomment Roméo et Juliette) qui s'aiment, qui ont un enfant (Adam)et qui découvrent que celui-ci est gravement malade. Et puis, le choc, la peur, le désaroi, la rage, la douleur, la volonté de surmonter tout ça, de se battre...Du pathos en prévision, du témoignage sauce mélo dégoulinant...? Et bien non. Mais de la force brut, de la fureur de vivre, de l'amour, de la rage, toujours. Car Valérie Donzelli, réalisatrice et actrice principale, et Jérémy Elkaïm, co-scénariste et acteur, ont vécu cette situation. L'histoire de ce couple qui traverse l'enfer, c'est la leur. Pour rendre compte de cette situation horrible (la maladie grave d'un enfant), sans doute fallait-il l'avoir vécu. Et avoir un tel recul est admirable. Car loin du bain de larmes, Donzelli préfère le rire, une certaine légèreté et raconte leur histoire de leur point de vue, avec une force incroyable, une envie de vivre désarmante alors que la terre semble s'ouvrir sous leurs pieds. La guerre est déclarée échappe aux clichés, mélange les tons, les genres. Le film est drôle, triste, intense, enchanté (une chanson à la Christophe Honoré), surprenant, pop, audacieux, poignant, bouleversant. Et prend comme point de vue les parents (et non celui de l'enfant, ni celui des médecins), et comment on peut surmonter, survivre même, à cette épreuve. Comment un couple décide de déclarer la guerre au cancer, celui de leur enfant. Une guerre sans répit, menée tambour battant, le coeur remplit d'espoir et d'amour, les yeux mouillés, mais debout, jusqu'au bout. 

 

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Ma note :  1167760806_etoiles_4.png

 

 

Par Keira3 - Publié dans : Les très bons films (**/***)
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